Le solaire thermique fournit le plus de chaleur par mètre carré, 400–500 kWh/m² par an contre 150–200 kWh/m² pour le PV : il l'emporte donc partout où la surface de toit est limitée ou le besoin en eau chaude élevé. Un chauffe-eau thermodynamique offre le coût d'exploitation le plus bas, sur le réseau comme sur l'électricité PV, en transformant chaque kWh en 2,5–3,5 kWh de chaleur toute l'année. Un routeur solaire (diverter) est un complément peu coûteux si vous possédez déjà du PV et un ballon : il récupère 700–1 200 kWh par an de surplus, surtout en été.
Que font réellement les trois options ?
Elles résolvent un même problème avec trois physiques différentes. Le solaire thermique convertit la lumière du soleil en chaleur à l'intérieur du capteur avec un rendement de 50–70 % et la stocke dans un ballon. Le PV avec un routeur solaire convertit la lumière en électricité à 20–22 %, puis transforme le surplus d'électricité en chaleur dans une résistance électrique (thermoplongeur) à 1:1. Le PV avec un chauffe-eau thermodynamique prend cette même électricité et la multiplie par un COP de 2,5–3,5 : un kilowattheure devient 2,5–3,5 kWh d'eau chaude, et cela se poursuit la nuit, en décembre, sur l'électricité du réseau.
Les trois ne sont pas vraiment en concurrence pour le même acheteur. Ce sont des réponses à trois contraintes différentes : la surface de toit, le coût d'investissement et le coût d'exploitation.
Quelle quantité de chaleur chacune fournit-elle par mètre carré de toit ?
| Filière | Chaîne de conversion | Chaleur annuelle par m² de toit | Fonctionne sans soleil ? |
|---|---|---|---|
| Solaire thermique, capteur plan | 50–70 % directement en chaleur | 400–500 kWh | Non |
| PV + routeur solaire avec thermoplongeur | 20–22 % en électricité, puis 1:1 en chaleur | 150–200 kWh | Non |
| PV + chauffe-eau thermodynamique | 20–22 % en électricité, puis ×2,5–3,5 | 375–700 kWh équivalent | Oui, fonctionne aussi sur l'électricité du réseau |
Lisez attentivement la troisième ligne. L'avantage de la pompe à chaleur ne vient pas du toit, mais du compresseur. C'est pourquoi c'est la seule des trois qui fournit encore de la chaleur par un matin sombre de décembre, et aussi pourquoi sa production est liée à un prix de l'électricité plutôt qu'à l'ensoleillement.
Laquelle est la moins chère à installer, et laquelle à exploiter ?
Un routeur solaire est de loin l'élément le moins cher de cette page : un régulateur et une pince ampèremétrique, posés en une matinée sur un ballon déjà existant, qui récupèrent généralement 700–1 200 kWh par an sur un champ de 4–5 kWc. Ses limites sont simples à cerner : il ne récolte que le surplus qui existe déjà, il ne contribue presque pas de novembre à février, et chaque kilowattheure dévié est un kilowattheure qui n'est plus injecté sur le réseau.
Un chauffe-eau thermodynamique coûte plusieurs fois plus cher et nécessite un local technique avec circulation d'air et une évacuation, mais il produit le coût par kilowattheure d'eau chaude le plus bas sur une année complète et c'est la seule option de cette liste qui améliore une facture d'hiver.
Le solaire thermique se situe entre les deux en investissement et demande le plus d'ingénierie (glycol, vase d'expansion, contrôle annuel de la pression, changement de fluide tous les 5–8 ans) en échange de la plus forte production par mètre carré et d'un capteur sans pièce mobile, d'une durée de vie de 25–30 ans.
Où chaque option l'emporte-t-elle vraiment ?
- Vous avez déjà du PV et un ballon et vous voulez un premier pas peu coûteux → routeur solaire, qui utilise le surplus d'été mais contribue peu de novembre à février.
- Le toit est petit ou plein et le besoin en eau chaude est important (famille de cinq personnes, maison d'hôtes, salle de sport) → solaire thermique. C'est la seule filière qui transforme une surface limitée en grandes quantités de chaleur.
- Maison tout électrique, climat frais, besoin toute l'année, pas de gaz → PV avec chauffe-eau thermodynamique. Ici, le COP fait plus de travail que le toit.
- L'injection n'est pas rémunérée, est plafonnée ou écrêtée → solaire thermique ou pompe à chaleur. Un surplus PV que l'on ne peut pas vendre change nettement le calcul.
- Un seul petit toit doit fournir à la fois de l'électricité et de la chaleur → panneaux hybrides PVT, qui sont une quatrième réponse plutôt qu'un compromis entre ces trois-là.
Comment décider ?
Répondez à trois questions. Le besoin en eau chaude est-il élevé, ou la surface de toit est-elle la contrainte déterminante ? Alors solaire thermique ou PVT. La maison est-elle tout électrique avec un besoin toute l'année ? Alors un chauffe-eau thermodynamique, seul ou avec du solaire thermique, donne généralement le coût global le plus bas sur la durée de vie. Vous possédez déjà du PV et un ballon ? Un routeur solaire est un moyen peu coûteux d'utiliser le surplus d'été à côté de l'une ou l'autre.
Solimpeks fabrique des capteurs solaires thermiques, des panneaux PVT et des pompes à chaleur : ces filières peuvent donc être combinées autour d'un seul ballon, le serpentin solaire en bas, le serpentin de pompe à chaleur au-dessus, plutôt que choisies comme des rivales.
Questions fréquentes
Un routeur solaire est-il meilleur que le solaire thermique ?
Ils n'ont pas le même rôle. Un routeur solaire est un complément peu coûteux pour un foyer qui possède déjà du PV et un ballon, mais il n'utilise que le surplus d'été. Le solaire thermique fournit deux à trois fois plus de chaleur par mètre carré et couvre 50–90 % de l'eau chaude annuelle, ce qui fait pencher la balance en sa faveur partout où le besoin en eau chaude est élevé ou la surface de toit limitée.
Puis-je utiliser un routeur solaire et du solaire thermique ensemble ?
Techniquement oui, si le ballon possède à la fois un serpentin solaire et une résistance électrique. En pratique, les deux se disputent la même capacité de ballon les mêmes jours ensoleillés : l'association rentabilise rarement son coût.
Un chauffe-eau thermodynamique fonctionne-t-il bien avec le PV ?
Très bien. Chaque kilowattheure de surplus devient 2,5–3,5 kWh d'eau chaude au lieu d'un seul, de sorte qu'un petit champ PV va beaucoup plus loin. Utilisez un programmateur ou une commande liée au PV pour que l'appareil fonctionne pendant le surplus de la mi-journée plutôt que la nuit.
Lequel des trois dure le plus longtemps ?
Les modules PV fonctionnent généralement 30–40 ans, les capteurs solaires thermiques 25–30, les chauffe-eau thermodynamiques 12–15 et les régulateurs de routeur 10–15. La durée de vie compte surtout pour les composants difficiles d'accès : ceux qui sont installés sur le toit.
Et si je n'ai pas de ballon du tout ?
Alors le routeur solaire n'est pas une option, car il n'y a rien à chauffer. Les choix réalistes deviennent un chauffe-eau thermodynamique à ballon intégré, ou un ballon de préchauffage solaire fonctionnant avec la chaudière mixte existante.
